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La dépression: Repérer les signes précurseurs
05/03/2012

La dépression: Repérer les signes précurseurs

La dépression est l'un des troubles psychologiques les plus fréquents. Le taux de dépressifs dans la population française est de 14.9% dont près d'un tiers n'est pas pris en charge médicalement. Le taux a été multiplié par 6 depuis 1970. Entre 1992 et 1997, le taux de dépressifs a particulièrement augmenté chez les jeunes de 20 à 29ans (+65%) qui ont été touchés dans le même temps par une hausse de 20% du chômage. Le risque de présenter une dépression majeure au cours de la vie varie de 10 à 25% pour les femmes et de 5à12% pour les hommes. Les signes précurseurs les plus fréquents sont: - un changement de l'humeur(notamment une tristesse et des pleurs sans motif), - une perte d'intérêt pour les activités qui font habituellement plaisir, - des troubles du sommeil ( réveil aux petites heures du matin, sommeil non réparateur...), - une anxiété de fond avec des moments plus aigus, notamment lors de situations jusqu'alors considérées comme routinière ( sortir faire les courses, par exemple ), - une irritabilité inhabituelle qui nécessite beaucoup d'énergie pour être contrôlée, - une fatigue importante ou un ralentissement des mouvements, - une impossibilité à agir, à accomplir les tâches quotidiennes, - une sensibilité exacerbée au bruit ou à l'agitation environnante, - des modifications inhabituelles( diminution ou augmentation de l'appétit. La dépression, ce n'est pas un coup de déprime: Le fait de se sentir triste, d'être déprimé, d'avoir des idées noires ou des difficultés à dormir ne veut pas forcément dire que l'on souffre de dépression. Les moments de cafard, de blues, de doute ou de questionnement font partie de la vie. Au fil du temps et des évènements, chacun de nous expérimente toute une gamme de sentiments, du plus triste au plus optimiste. A l'intérieur de cette palette d'émotions, la tristesse, le découragement et le désespoir représentent des expériences normales. Ces variations et ces baisses de l'humeur ne doivent pas être confondues avec ce qu'éprouve une personne dépressive. Pour pouvoir parler de dépression et donc de maladie, il faut : - que ces pertubations de l'humeur soient multiples et bien caractérisées - qu'elles se manifestent de façon quasi permanente pendant une période supérieure à deux semaines, - qu'elles entraînent une gêne importante dans un ou plusieurs domaine de la vie. A suivre : le rôle de l'entourage