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Et si on mangeait moins de viande?
10/10/2012

Et si on mangeait moins de viande?


Depuis l'après-guerre, la consommation de viande dans notre pays a triplé, pour atteindre 117 grammes jour et par personne. Aujourd'hui seulement 3% de la population est végétarienne et 20% des Français demeurent de gros consommateurs de viande, avec plus de 500gr par semaine.


Pour mieux vieillir: La viande rouge a certes de réels atouts: elle apporte quantité de protéines, indispensables notamment pour le tissu musculaire, mais aussi du fer. Hélas, la médaille a son revers : la viande est riche en cholestérol et en acide gras saturés néfastes, que nous consommons déjà en excès et qui font le lit des pathologies cardiovasculaires. Elle produit lors de la digestion beaucoup de toxines et de déchets (sous forme d'acide urique) qui fatiguent les reins et augmentent le risque de certains cancers (du côlon par exemple). Or elle n'est pas indispensable ! Le régime végétarien, même strict (ni viande, ni poisson, ni oeufs, ni fromage) est d'ailleurs reconnu comme bénéfique lorsqu'il est bien mené et que les sources de protéines végétales(céréales complètes, légumineuses...) sont favorisées.


Presque végétarien : Face aux escès, une nouvelle tendance a émergé depuis quelques années et se propage sur toute la planète : c'est le flexitarisme, sorte de végétarisme à temps partiel. L'idée? Ne pas se passer totalement de viande, mais en modérer fortement la consommation et la choisir de bonne qualité. On voit fleurir un peu partout des meat out days (journées sans viande) de façon hebdomadaire. Dans la pratique, le Flexitariste consomme de la viande occasionnellement et peut s'en passer plusieurs jours d'affilée. Il lui suffit de se tourner vers des sources de protéines animales moins grasses, comme le poisson ou les crustacés, la volaille, les oeufs et les produits laitiers, mais aussi vers le soja, les céréales complètes ou les légumineuses.


Moins de risque pour la planète : La viande de boucherie, et particulièrement celle du boeuf est considérée par beaucoup comme un véritable crime écologique, car outrancièrement coûteuse en denrées et en ressources naturelles. Ainsi, 80% du soja cultivé dans le monde est destiné à nourrir les animaux et non les hommes, et il faut 10 kg de céréales pour produire 1 kg de viande de boeuf : au final, cet animal fournit douze fois moins de repas que les céréales qu'il a englouties. L'élevage consomme aussi beaucoup d'eau : 8% de la consommation planétaire est réservée à cet usage et il faut quelque 20 000 litres d'eau pour fabriquer 1 kg de boeuf. A l'heure où le gachis pose question, ces malus écologiques deviennent un réel argument pour jouer la carte de la modération. S'il n'est pas forcément militant, le flexitarisme peut donc être un premier pas vers une nourriture plus saine et équilibrée, moins nocive et plus respectueuse, tout en permettant de rééquilibrer le budget de la mère de famille. Il pousse également à une plus grande variété alimentaire. Bref, rien que du positif.....Et si vous essayiez ?