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Le mot du Président

Alors que la Sécurité Sociale a accusé un nouveau vraifaux déficit de 12 milliards d’€uros compte tenu, entre autre, des multiples exonérations, des niches fiscales et de la dette de l’Etat, le gouvernement en profite, comme vous le savez, pour instaurer de manière quelque peu alambiquée, de nouvelles franchises médicales qui s’ajoutent aux précédentes et aux nombreux déremboursements partiels ou totaux.

Ces nouvelles franchises censées, non pas boucher le «Trou » de la Sécurité Sociale mais, participer aux plans Cancer et Alzheimer, ne sont pas solidaires car seuls les malades paieront pour d’autres malades sans compter qu’elles pénalisent les moins argentés.

Et que dire des tarifs des praticiens et de leurs dépassements d’honoraires croissants (2 milliards d’€uros/an), y compris dans le secteur public, sans que l’Etat n’y mette le «holà»? Sans parler de leur volonté à s’installer là où ils veulent en générant de vastes déserts médicaux.

Mais cela ne suffit pas.

Nos gouvernants veulent que la Sécurité Sociale ne finance que ce qui serait de la Solidarité Nationale (graves maladies, graves interventions) !

Quid du reste… : les complémentaires santé devront prendre le relais. Et tant pis si elles sont contraintes à augmenter les cotisations. L’Etat se désengage avec un argument malhonnête. En effet, il explique que les complémentaires santé auraient des résultats de 12% et plus.

  • ce n’est pas le cas de toutes (notre Mutuelle a un résultat de 0,7%).

  • l’Etat impose aux mutuelles, depuis quelques années des mesures prudentielles (constitution de « réserves ») de plus en plus élevées sous peine de les rayer de la
    carte.

  • c’est déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Dans cet esprit, l’optique ne relèverait plus de la Solidarité Nationale. Puis le dentaire … Puis … ?

Alors qu’il aurait fallu améliorer les prises en charges pour ces prestations : l’Etat se désengage !! Mais il est vrai que nos gouvernants ne doivent pas savoir ce que cela coûte de se faire soigner (ils ne connaissent même pas le prix de la baguette de pain).

Tout cela pour dire que de plus en plus de personnes ne peuvent plus se soigner et prétendre à la Santé !!!

Le Président,
Jean-Pierre AUVIN

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